Médecine du sport : un atelier à Kinshasa pour la prise en charge idéale les athlètes !

Byadmi_sport

mars 15, 2026

Les questions liées à la santé des sportifs étaient au cœur d’un atelier de formation organisé samedi 14 mars dans un hôtel de la capitale par le Centre de recherches en médecine du sport en collaboration avec l’Union des médecins du Congo. Cette rencontre a réuni des professionnels de santé, des encadreurs sportifs et des praticiens autour du thème de la gestion des blessures et de la prise en charge médicale des athlètes.

Au cours des échanges, les intervenants ont rappelé que la réussite d’un club sportif repose sur trois piliers essentiels : la vision du dirigeant ou du président du club, les ambitions du staff technique et les rêves des joueurs. Les participants ont également insisté sur le rôle crucial du personnel médical dans l’encadrement des sportifs. Selon eux, un bon soigneur ou médecin doit avant tout entretenir une relation de respect avec l’athlète, tout en faisant preuve d’humilité dans l’exercice de sa profession.

Les discussions ont également porté sur plusieurs paramètres médicaux indispensables dans le suivi des sportifs, notamment l’âge de l’athlète, la masse corporelle particulièrement déterminante dans les sports de combat ainsi que les évaluations neurologiques et cardiovasculaires. Les experts ont souligné l’importance de vérifier la mémoire, la vision, la fréquence cardiaque, la capacité respiratoire et la capacité vitale des athlètes afin de s’assurer qu’ils peuvent répondre aux exigences physiques et tactiques de la compétition.

Intervenant devant la presse, le président de l’Union des médecins du Congo, Dr Dominique Tshikabu Tontodi, a rappelé que la consultation médicale constitue la première étape fondamentale dans la prise en charge d’un sportif. Il a également insisté sur l’importance des gestes de premiers secours et de la réanimation médicale en cas de blessures graves. L’expert s’est toutefois montré préoccupé par l’état actuel de la médecine du sport en République démocratique du Congo, estimant que le pays se situe encore à environ 20 % du niveau des nations émergentes dans ce domaine, notamment en raison du manque de médecins spécialisés.

De son côté, la médecin généraliste Dr Gloriane Mbanzulu a axé son intervention sur le diagnostic des lésions traumatiques liées à la pratique sportive, tout en saluant la pertinence des échanges entre les participants. Elle s’est dite satisfaite de l’atelier, estimant qu’il a répondu aux attentes des professionnels présents malgré certaines difficultés organisationnelles.

Enfin, le kinésithérapeute Guetier Nzila a souligné l’importance de telles initiatives pour améliorer la prise en charge des sportifs. Selon lui, la formation a permis d’acquérir des connaissances essentielles, notamment sur les techniques de réanimation après une crise et la gestion de certaines pathologies chez les athlètes. Il a par ailleurs encouragé les sportifs à participer davantage à ce type d’activités de sensibilisation.

A l’issue de la rencontre, les organisateurs ont procédé à la remise des brevets aux participants, marquant la clôture officielle de cet atelier de formation.

Selon les initiateurs, ce programme devrait se poursuivre dans plusieurs villes du pays, notamment Lubumbashi, Kolwezi, Kamina et Mbuji-Mayi, afin de renforcer les compétences des acteurs de la médecine du sport en RDC

Ephra Kimuana