Dans les coulisses du football congolais, certains noms marquent les esprits par les trophées, d’autres par le travail silencieux accompli dans les moments les plus difficiles. À la FECOFA, celui de Lyly Tshimpumpu revient aujourd’hui avec insistance au moment où la fédération entre dans une nouvelle phase de son histoire.
Durant la période délicate du Comité de normalisation (CONOR 2), marquée par des tensions, des attentes populaires et de nombreux défis administratifs, la Secrétaire Générale a su maintenir l’institution debout. Dans un contexte où plusieurs doutaient de la capacité de la FECOFA à organiser des élections crédibles et apaisées, Lyly Tshimpumpu a travaillé dans la discrétion pour assurer le fonctionnement quotidien de l’instance et conduire le processus jusqu’à son aboutissement.
Sous sa gestion, plusieurs avancées ont été enregistrées, notamment la signature de nouveaux partenariats stratégiques avec des entreprises telles qu’Orange et Panini. Selon plusieurs sources proches de la fédération, les fonds issus de ces accords n’auraient pas été engagés avant l’arrivée du nouveau comité, dans le souci de garantir une gestion saine et transparente dès le début du nouveau mandat.
Au-delà des responsabilités administratives, plusieurs acteurs du football congolais saluent une femme restée proche des réalités du terrain. Derrière les bureaux et les réunions officielles, il y a aussi cette volonté d’accompagner les sélections de jeunes, souvent confrontées à des difficultés logistiques et financières. Le récent déplacement des Léopards U17 au Maroc reste l’un des exemples les plus évoqués par ceux qui reconnaissent son implication dans l’encadrement du football des jeunes.
Son passage à la FECOFA aura également été marqué par une volonté d’assainir l’administration. Des dossiers longtemps bloqués ont progressivement trouvé des réponses, tandis que plusieurs partenariats importants ont été conclus pour offrir de nouvelles perspectives à la fédération. Pour beaucoup, cette rigueur administrative a permis de redonner une certaine crédibilité à l’institution après plusieurs années compliquées.
Lors de la remise et reprise avec le nouveau comité exécutif, les mots du président Véron Mosengo n’étaient pas passés inaperçus. En saluant publiquement le travail accompli par Lyly Tshimpumpu et son équipe, il reconnaissait indirectement le rôle joué par cette dernière dans la stabilité de la FECOFA durant la transition.
Aujourd’hui, alors que le football congolais cherche à se reconstruire et à retrouver sa grandeur, plusieurs voix estiment que l’expérience, la maîtrise des dossiers et le sens du travail de Lyly Tshimpumpu constituent des atouts précieux pour accompagner les nouvelles ambitions de la fédération.
Ephra Kimuana
