Depuis belle lurette, les présidents des Ligues provinciales de football en République démocratique du Congo (RDC) ont toujours joué un rôle prépondérant lors des élections du Comité exécutif de la Fédération congolaise de football association (FECOFA). L’élection de Véron Mosengo Omba, le 20 mai 2026 en est une preuve par 9.
En termes de proportion, ce sont les présidents de Ligues qui ont bénéficié d’un grand nombre de voix pour élire le président du Comité exécutif de la FECOFA.
Bien que ces Ligues fonctionnent selon la configuration de 11 provinces, le quota électif de 11 Ligues, à raison de deux représentants, chacune, pour un total global de 22 voix.
A l’approche des échéances électorales, le candidat président à la FECOFA a fait des yeux doux aux présidents des Ligues pour requérir leurs suffrages. Des réunions se sont multipliées pour persuader cette tranche de l’électorat, érigés en faiseurs de rois.

Une fois, l’accord de principe scellé, les regards sont rivés sur la date fatidique pour la tenue des élections.
Une fois élu et l’objectif escompté atteint, le nouvel homme fort de la Fecofa, doté de l’imperium du pouvoir, sans s’en offusquer et la mémoire courte, tourne directement la page, pour une raison évidente.
Souvent et pendant le premier mandat du président élu, les Ligues resteront les mêmes et tant pis pour eux, d’autant plus que leur rôle d’ascenseur et de marche-pied, aura pris fin.
D’où, les présidents de Ligues provinciales sont appelés à prendre conscience, du fait que toute l’attention particulière dont elles ont été bénéficiaires sera jetée aux calendes grecques, jusqu’à l’approche d’un deuxième mandat, synonyme du début du même exercice, à actualiser dès que l’heure aura sonné.
Ces délégués devront savoir qu’ils ne sont pas indécis lorsqu’il s’agit d’élire un président de la FECOFA.
